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Hausse de la CSG en 2026 : pourquoi l’assurance-vie reste l’un des placements les plus avantageux fiscalement

Hausse de la CSG en 2026 : pourquoi l'assurance-vie reste l'un des placements les plus avantageux fiscalement

Conseiller en assurance présentant des documents à des clients souriants
Photo : Kampus Production / Pexels (licence gratuite Pexels, utilisation commerciale autorisée, attribution non obligatoire mais appréciée)

Depuis le 1er janvier 2026, un changement discret mais bien réel touche la fiscalité de l'épargne des Français : la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2026 relève le taux des prélèvements sociaux applicables à une large partie des revenus du capital. Une évolution qui, paradoxalement, renforce encore l'attrait de l'assurance-vie — un contrat que beaucoup de nos clients détiennent déjà, mais dont la rédaction mérite souvent d'être revue.

Ce qui change avec la LFSS 2026

Le taux global des prélèvements sociaux (CSG, CRDS et contributions additionnelles) passe de 17,2 % à 18,6 %, soit une hausse de 1,4 point. Conséquence directe : combiné à la part d'impôt sur le revenu du prélèvement forfaitaire unique (12,8 %), le taux global du PFU — la fameuse « flat tax » — atteint désormais 31,4 % pour les placements concernés, contre 30 % auparavant.

Sont notamment touchés par cette hausse : les dividendes et intérêts de comptes ou produits à taux fixe, les plus-values de cession de valeurs mobilières (avec un effet rétroactif pour les cessions réalisées depuis le 1er janvier 2025), les gains sur actifs numériques, les revenus de l'épargne salariale, ou encore les gains réalisés sur un PEA en cas de retrait avant cinq ans.

L'assurance-vie, grande gagnante de cette réforme

Contrairement à la plupart des autres placements financiers, les contrats d'assurance-vie et de capitalisation conservent le taux de prélèvements sociaux de 17,2 %. En pratique, les gains d'un rachat sur un contrat d'assurance-vie restent taxés au maximum à 30 % au titre du PFU, contre 31,4 % désormais pour de nombreux autres supports. L'écart peut sembler modeste à première vue, mais il se traduit par un gain réel et durable, d'autant plus sensible que l'encours est important et que les rachats s'étalent dans le temps.

Un atout renforcé côté transmission

Au-delà de la fiscalité des gains, l'assurance-vie demeure l'un des outils les plus efficaces pour organiser la transmission de son patrimoine, grâce à un régime successoral dérogatoire au droit commun :

  • Pour les primes versées avant les 70 ans de l'assuré : un abattement de 152 500 € s'applique par bénéficiaire, quel que soit son lien de parenté avec le souscripteur. Au-delà, la part transmise est taxée à 20 % jusqu'à 852 500 €, puis à 31,25 % au-delà de ce seuil.
  • Pour les primes versées après 70 ans : un abattement global de 30 500 €, réparti entre tous les bénéficiaires, s'applique sur les seules primes versées ; les intérêts générés restent, eux, totalement exonérés de droits de succession.

Ce mécanisme, combiné à la liberté de rédaction de la clause bénéficiaire, permet d'organiser sa transmission en dehors des règles strictes de la succession classique, en associant qui l'on souhaite : conjoint, enfants, petits-enfants, ou même un tiers sans lien de parenté.

Que faire concrètement d'ici la fin de l'année ?

Cette rentrée est un bon moment pour faire le point :

Revoir la répartition de son épargne. Une partie de vos avoirs dort-elle sur des supports désormais taxés à 18,6 % — compte-titres, PEA de moins de cinq ans — alors qu'elle pourrait être logée, en tout ou partie, sur un contrat d'assurance-vie ?

Vérifier la rédaction de sa clause bénéficiaire. Une clause type, rédigée il y a plusieurs années, ne correspond pas toujours à votre situation familiale actuelle (remariage, naissance, décès d'un bénéficiaire désigné...). Une clause mal rédigée peut avoir des conséquences fiscales et patrimoniales importantes pour vos proches.

Anticiper le calendrier de ses versements. Si vous approchez de vos 70 ans, il peut être pertinent d'arbitrer le rythme de vos futurs versements pour profiter au maximum de l'abattement le plus favorable (152 500 € plutôt que 30 500 €).

Faites le point avec un conseiller indépendant

Ces évolutions réglementaires rappellent qu'un contrat d'épargne n'est jamais figé : il mérite d'être revu régulièrement à la lumière des changements fiscaux et de votre situation personnelle. Chez Iroise Investissement, nous accompagnons nos clients dans l'analyse de leur allocation d'épargne, l'arbitrage de leurs contrats et la rédaction de leur clause bénéficiaire, en toute indépendance.

Vous souhaitez faire le point sur votre contrat d'assurance-vie ou, plus largement, sur votre stratégie patrimoniale à la lumière de ces nouvelles règles ? Contactez Iroise Investissement pour un bilan personnalisé, sans engagement.


Cet article a un caractère informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé. Iroise Investissement (SAS Iroise Invest) est un Conseiller en Investissements Financiers, membre de la CNCEF Patrimoine, immatriculé ORIAS n°24001403, sous le contrôle de l'AMF.